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Les Athlètes

Le rêve américain selon Charles Cazaux

Entre une tentative de record du monde et l'US Open, Charles Cazaux, parapentiste professionnel, nous raconte ses aventures sur le territoire américain.

24 juin
Notre aventure au Far West commence bien puisque la grève des contrôleurs aériens repousse notre départ de quelques heures : 9h de patience pour commencer le voyage.

25 juin
Une Nuit un peu courte calé entre un pilier et la tête sur la valise à l’aéroport de Londres et c'est parti pour Dallas! J’atterris au Texas quelques films plus tard mais mon vol intérieur est cette fois-ci annulé. Après 4 heures d’attente, un petit cafouillage dans la liste d’attente me permet de saisir une opportunité et valider mon embarquement pour Laredo.

26 juin
Mon parapente est resté à Dallas mais les orages annoncés dans la région ne nous permettront pas de voler aujourd’hui.

27 juin
On commence à étudier les itinéraires éventuels, repérer les routes libres de barrières et autres cadenas afin de ne pas rester bloquer trop longtemps dans ce désert hostile et permettre aux navettes de nous récupérer rapidement après l'atterrissage. En parapente, le record de distance à battre est de 502.9 km (détenu par Nevil Hulett) et on rêve tous de le dépasser. 

28 juin
La dépression dans le nord des États Unis continue de renforcer le gradient de vent ce qui empêche toute possibilité de vol aujourd’hui. On souhaiterait tous être là-haut pour échapper à la chaleur suffocante au sol. Quelques briefings viennent entrecouper la journée: il faudra être prêt le D-day! Une bonne expérience d'anticipation et de préparation.

29 juin
Aujourd'hui le vent est encore trop fort, direction Corpus Christie pour un après-midi détente! 

2 juillet
Après quelques jours de repos, le jour J arrive.

Luc, le cador de l’équipe, place la barre haute avec 469 km parcouru! Mais, malheureusement, nous ne battrons pas le record du monde cette année. 
Lorsque l’on est au sol, on prend conscience de la réalité du terrain à affronter ; le Texas n’est pas vraiment une partie de plaisir. Après un atterrissage au milieu d’un ranch de 40 km², j’ai découvert la marche sous le soleil brulant du Texas : chaleur, soif, et premiers mirages d’un véhicule venu à ma rencontre (je l’attends encore). Les serpents à sonnette attendent patiemment la nuit pour sortir et vous rencontrerez peut être un fermier, pistolet en main, pour vous accueillir et vous demander gentiment (avec un peu de chance) de quitter sa propriété.
Le Texas et la loi du Far West, ça n’est pas une légende! En marchant sur la route, vous espérez qu’une chose : que le véhicule venu vous récupérer ne soit pas bloqué par une barrière cadenassée à quelques kilomètres. Une fois tous les pilotes récupérés grâce à leurs coordonnées GPS, nous sommes rentrés au camp de base vers 4-5h du matin …. Quelle expérience !

5 juillet
Je prend la direction de l’US Open à l’est de Seattle.
Des routes sans cadenas, des pilotes américains réunis pour en découdre et des conditions de vol magiques, les vols s’enchainent à une vitesse effrénée. Les jours se suivent et se ressemblent ici: lever 7:00, décollage 12:00, vol et retour au camping entre 20 et 22:00. 

Ce voyage s’est déroulé trop vite finalement! Je n’attends qu’une chose désormais, retrouver le sol et surtout les airs des Etats-Unis!


28/07/2014
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